300 HIPPEIS
ACCUEIL   –   GAME DESIGN   –   TÉLÉCHARGER   –   CONT@CT 10/10/2007  
 

ILLUSTRATIONS  :  page 1  –  >> page 2 <<   –  page 3  –  page 4  – (...)

2ème partie : les premières illustrations

Une fois le style graphique assuré, vint le moment des premières illustrations exploitables.

Certaines illustrations se basent sur des figures historiques, statues ou peintures. La collection Osprey – particulièrement The Spartan Army et The Persian Army – fut une aide précieuse pour vérifier les costumes et les couleurs des vêtements antiques.

 
Game Design : Avant même que les premiers mots soient écrits et que les premières esquissent soient tracées, j'ai souhaité que l'histoire soit au cœur même de la conception du jeu en une page HIPPEIS (même s'il n'y avait pas beaucoup de place...), puis de 300 HIPPEIS. La « réalité » telle qu'elle nous apparaît aujourd'hui à travers les travaux des archéologues n'est certainement pas 100% exacte, mais elle donne corps au passé dans un cadre solide, cohérent et réaliste à partir duquel on peut broder. En effet, le but n'était pas de faire un jeu médiéval déguisé et encore moins un jeu complètement fantaisiste, mais bel et bien un jeu ancré dans la Grèce antique, et avant tout sur Sparte. Ainsi, les illustrations historiques donnent cette base réaliste qu'il est alors possible d'extrapoler vers l'épique et le fantastique sans (trop) sortir du cadre du background.
 

Le dessin qui suit fut l'une des premières illustrations abouties, si ce n'est la première. Il nous emmène à la mi-mars 2007 et fut posté le 18 mars dans le fil de discussion consacré à 300 HIPPEIS sur le forum Casus NO. Comparé à la statuette de bronze qui a servi de modèle, ce citoyen Spartiate est on ne peut plus authentique : son long manteau rouge constitue son principal vêtement, ses longs cheveux tressés, soigneusement entretenus, pendent de part et d'autre des épaules, et il porte un casque corinthien de capitaine.

        

 
Un peu d'histoire : Ce casque métallique doublé de tissu, aussi esthétique qu'ergonomique, est appelé « corinthien » car les archéologues ont retrouvé de nombreuses pièces de monnaie frappées à la cité de Corinthe qui portaient cette effigie. Mais il était utilisé par toutes les armées grecques, et figure sur tellement de peintures et de statues qu'il est devenu l'un des symboles de la Grèce antique. Le grade était indiqué par le sens de la crête – parallèle au visage pour les chefs. Lorsqu'il ne servait pas, il était porté relevé, comme une... sorte de casquette, afin de ne pas gêner la vision et de protéger du soleil.
 

Ce garde implacable qui ne laissera personne franchir les portes de Sparte date d'avril 2007 :

 
Un peu d'histoire : Si les Spartiates s'entrainaient souvent nus lorsqu'ils pratiquaient la gymnastique, au combat ils revêtaient l'armure de bronze caractéristique de l'hoplite Grec. Il s'agissait de la meilleure protection de l'époque, capable d'amortir un coup de lame ou d'arrêter une flèche.
 

Ce guerrier en recueillement, avant une fête ou une bataille, retrouve un plastron :

Il reste encore un détail à régler : l'épée est un peu trop massive, inspirée par le film 300. L'esthétique de ce film est superbe, en tous points conforme à la BD de Frank Miller, mais il n'est pas ici question d'en faire un plagiat. L'œuvre originale est suffisamment remarquable pour ne pas souffrir de copie... Dans 300 HIPPEIS, l'épée des Spartiates sera donc conforme à la réalité : soit le xiphos (une épée courte à lame droite, à double tranchant, de forme triangulaire), soit le kopis (une épée courte à larme courbe lestée à l'avant).

 
Un peu d'histoire : Le kopis était, de par sa forme incurvée, l'arme de prédilection des cavaliers Grecs dans l'antiquité. La cavalerie en utilise dans le film Alexandre ; une des rares fois où l'on voit cette arme au cinéma. Les Spartiates, conscients de son efficacité, la recommandaient aussi aux fantassins même si la lance restait l'équipement de base de l'hoplite.
 

D'un point de vue graphique, les formes à la fois élégantes et puissantes du kopis en font un objet idéal pour les illustrations.

Une étape était à nouveau franchie : personnages, vêtements et armement avaient maintenant leur design définitif...

 

>>  Suite à la PAGE 3  >>